Les legaltechs commencent à s’imposer aujourd’hui comme des acteurs importants dans le monde du droit. Si ces startups connaissent surtout une grande popularité dans les pays anglo-saxons, notamment aux États-Unis, elles commencent à séduire les pays européens et le reste du monde. Ces petites entreprises ont su exploiter la prolifération des nouvelles technologies, de communication notamment, et du numérique. L’apparition du legaltech marque une grande évolution et une petite révolution même, dans la pratique des métiers du droit. Elles suivent ainsi le mouvement entamé par les cabinets d’avocat qui dématérialisent désormais bon nombre de leur prestation. Mais contrairement aux cabinets, elles proposent des services exclusivement numériques. 

Legaltech : Des services et des consultations juridiques en ligne 

Les startups legaltechs proposent donc des e-services juridiques. Elles reposent en réalité sur le même système que les boutiques en ligne. Cela est rendu possible grâce aux développements des technologies de communication, mais surtout à la dématérialisation. Leur but consiste donc à rendre les conseils juridiques et les prestations qui y sont liés accessibles à tous. Si leurs services se destinaient avant tout aux simples particuliers, les professionnels s’y intéressent également. Cela leur ouvre la porte à de nombreuses opportunités. 

Le droit accessible à tous les justiciables 

Le manque d’accessibilité reste un des plus grands problèmes du droit. Les justiciables mêmes pour une simple question d’information doivent faire une consultation en bonne et due forme. Or, cela n’est pas toujours à la portée de tous les budgets. Ils se contentent alors des informations trouvées sur les moteurs de recherche comme Google, qu’ils n’arrivent pas toujours à comprendre ou à exploiter. Cela pousse les justiciables à solliciter en fin de compte les professionnels comme les avocats, moyennant des honoraires parfois mirobolants. Avec les legaltechs, ils accèdent à des services juridiques des prestations à part entière à moindre coût, et cela, sans bouger de chez eux. 

Les legaltechs comme de nouveaux acteurs du droit 

Cela va sans dire que les legaltechs en se développant et en accumulant du succès se hissent en tant que concurrents directs des professions juridiques classiques, comme les cabinets d’avocat ou de consultation. Toutefois, aucune législation ou réglementation en vigueur n’interdit leur existence. Au contraire, il semble s’inscrire dans la modernisation du monde du droit. Étudiants, professionnels et gouvernement approuvent déjà ce genre de startups. 

  • Les entreprises de type legaltech installées aux États-Unis 

En Amérique du Nord, certains d’entre eux ont même réussi à s’imposer comme incontournables. Ils ont réussi à se faire une place sur le marché en répondant directement aux questions posées par les clients en libre accès. Les réponses sont bien évidemment données par des juristes ou des avocats. Les informations données sont complètes et détaillées. Cela rompt bien évidemment au système de consultation classique. Ces entreprises, qui ne sont plus à proprement parler des start-ups sont devenues des grandes entreprises.

Son secret réside dans la catégorisation et la diversification de ses offres. Une legaltech propose à ses clients non seulement de répondre à leur question, mais aussi d’autres services comme l’analyse des pièces d’un dossier. 

  • Les e-services juridiques 

Les legaltechs parviennent rapidement à conquérir le marché. Ces entreprises répondent aux besoins immédiats des justiciables par leur disponibilité et leur instantanéité. 

 Les offres s’adressent surtout aux jeunes entrepreneurs et entreprises qui souhaitent développer leur activité à coûts réduits. Leurs clients peuvent alors réaliser toutes les formalités liées à la création d’entreprises et leur vie juridique en ligne. Cette entreprise dispose d’une large gamme d’offres sous forme de pack. 

 Elles s’occupent de tout, que ce soit pour la création d’une nouvelle entreprise ou sa liquidation. Ce legaltech s’adresse autant aux entrepreneurs qui veulent simplement se défaire du lourd fardeau des formalités administratives. Ses prestations s’apparentent plus à une externalisation des services juridiques. 

Legaltech : Services juridiques accessibles à tous

L’un des plus grands avantages de ces startups réside alors dans leur accessibilité. Le justiciable pourra agir sans l’aide d’un « conseiller juridique » classique. Cela les rend alors indépendants, ce qui accroît leur capacité à demander justice en cas de litige. Sans les legaltechs ils restent livrés à eux même en essayant de démêler les complexités d’une procédure ou d’un système judiciaire entier. Devant cette tâche assez fastidieuse, ils finissent par abandonner leur recherche et solliciter l’avis d’un juriste expérimenté. Le coût de l’intervention de ce dernier dépend de la complexité du problème à résoudre.  

Les start-ups legaltechs dans le système juridique à tradition romano-germanique diffèrent un peu de ceux de la Common Law. Les premières s’adressent presque exclusivement aux entreprises alors que les secondes s’occupent de toutes les affaires y compris les simples affaires civiles. Mais leur méthode de fonctionnement reste similaire. Comme pour les e-commerces, les clients qui souhaitent profiter de leur service se rendent sur une plateforme dédiée. Ils sélectionnent ensuite l’offre (facile à comprendre d’ailleurs) qui leur convient et remplissent les cases vides d’un document juridique prérempli. Il put s’agit d’un acte de vente, d’un contrat de travail, ou d’un statut de société. Grâce au service tchat, ils profiteront d’ailleurs de l’assistance d’un juriste pour les questions complexes. Ensuite, lorsqu’ils terminent le remplissage, ils pourront consulter un extrait. Après paiement, ils seront libres de télécharger le document. 

Création d’emploi pour les juristes en herbe 

En tout cas l’apparition des legaltechs se présente comme une véritable aubaine pour les jeunes juristes. Déjà familiarisés avec le numérique, les nouveaux diplômés du droit s’intègrent facilement dans ces entreprises. En créant de nouveaux emplois, celles-ci favorisent l’emploi. Elles servent pour beaucoup de tremplin dans leur carrière. Le e-service juridique est un bon moyen d’accumuler de l’expérience. Il est même possible de travailler pour une legaltech en tant que free-lance et en travaillant à domicile. Même les juristes expérimentés trouveront un intérêt dans ces startups qui leur louve la porte à de nouvelles opportunités