Aujourd’hui, l’avenir de l’humanité réside dans ce que nous offre la nature. Pour survivre, il nous faut la préserver, surtout contre les surexploitations des sociétés industrielles. C’est dans cette optique qu’en France, un projet de loi anti-gaspillage a été présenté en Conseil des Ministres. Un projet qui pourrait faire sortir les gants des géants high-tech vu que celui-ci prévoit une obligation de « réparabilité » des produits électroniques.

L’obsolescence programmée prise pour cible

Depuis la révolution électronique, les producteurs ont induit les consommateurs à une politique d’achat du « tout jetable ». Leur processus de fabrication a toujours été linéaire et surtout irrationnellement excessif. Or cette manière de faire entraîne une surexploitation des ressources naturelles et une quantité monstre de déchets électroniques.
En tête de liste de ces grands gaspilleurs high-tech : Apple, Microsoft et Samsung. Selon l’ONG Greenpeace, ces derniers ont la plus médiocre note écologique (1 sur 10) sur 17 marques étudiées. Ce sont les numéros un de l’obsolescence programmée (réduction délibérée de la durée de vie des matériels électroniques). Comme la tablette Microsoft Surface Pro 5, la Samsung Galaxy S7 ou encore l’iPad Pro 9,7 de la pomme, leurs dispositifs sont à remplacer en moyenne après 2 ans d’utilisation.

Ces grands bonnets prônent des valeurs écologiques mais boudent l’adoption de la réparabilité de leurs appareils. Toutefois, cet entêtement peut leur valoir cher face au dynamisme de la transition écologique actuelle et au vu du projet de loi anti-gaspillage soumis au Parlement Français juillet 2019 en attente de décision pour la rentrée.

La réparabilité qui fait grincer des dents

Greenpeace sait pertinemment qu’un simple classement ne suffirait à corriger les habitudes des grandes multinationales. Idem pour les procès à leur encontre sur l’obsolescence programmée. Toutefois, la situation actuelle est différente. Ces géants vont devoir reconsidérer leur engagement face à des mesures drastiques (comme la loi anti-gaspillage de France) ou les violentes désapprobations des consommateurs (cas d’Apple qui a abandonné la construction d’un data center en Irlande après le refus catégorique des locaux).

La clause de réparabilité de la loi anti-gaspillage modifiera certainement les habitudes de ces géants. Idem pour son système de bonus-malus impactant sur l’éco-contribution du traitement des produits électroniques en fin de vie. Celles-ci vont certainement les gêner et donner un coup dur à leurs profits. Cependant, ils devront se plier à cette économie circulaire s’ils ne veulent pas devenir les « parias » de la loi et des consommateurs.