Expression désignant une démarche plus sobre et plus modérée de l’utilisation du numérique au quotidien, la « sobriété numérique » peut être appliquée par une entreprise qui se veut être éco-responsable. Mais comment pourra-t-elle mener cette sobriété numérique ?

Choix d’une infrastructure « green »

Si le budget a toujours posé problème pour le renouvellement du parc informatique au profit d’un modèle moins énergivore, le recours à des experts permet de trouver des solutions adaptées. Ainsi, l’entreprise peut compter sur les conseils et l’expertise d’un professionnel lorsqu’elle souhaite acheter des matériels répondant aux normes environnementales. Sont à prévoir l’usage d’équipements certifiés à faible consommation d’énergie, l’installation d’imprimantes sobres ou la virtualisation des serveurs. Les services peuvent également comprendre la proposition de logiciels aussi performants que moins énergivores. Pour éviter de perdre du temps, l’entreprise est invitée à inclure dans sa prestation, la configuration, l’installation et la maintenance des équipements sobres. Le coût de cette première intervention sera résorbé au fur et à mesure que l’entreprise utilise du parc informatique peu énergivore.

Recyclage des équipements informatiques obsolètes

Par la directive européenne 2002/96/CE, les entreprises ont été obligées de financer la collecte et le recyclage de leurs matériels informatiques achetés avant 2005. En théorie, il est possible de restituer l’équipement non pas au vendeur, mais au fabricant. Afin d’alléger cette tâche difficile, il existe plusieurs façons de se « débarrasser » des équipements en fin de vie. Parmi tant d’autres on citera la vente des matériels auprès d’un broker ou d’une société spécialisée dans le réemploi de parcs informatiques ou le dépôt des équipements dans des containers spécialisés qui appartiennent souvent à des distributeurs et des constructeurs (cas de l’Inmac). Dans les deux cas, l’entreprise doit considérer le coût de l’acheminement de ses appareils usés.

D’autres solutions sont envisageables. S’agissant par exemple du don des matériels. Plusieurs instituts et entités peuvent recevoir les anciennes machines des entreprises : écoles, institutions ou même salariés de ces mêmes entreprises. La seule chose que l’entreprise dit faire est de vérifier que l’association qui récupère le matériel agisse en respectant la législation.

Toutefois, pour éviter de passer par l’étape fastidieuse de recyclage, l’entreprise peut louer son parc informatique.