Dans un monde entièrement connecté, la digitalisation de la gestion de l’entreprise  est incontournable. En effet, les entreprises sont passées  depuis quelques années vers la révolution numérique et si on veut se démarquer dans une concurrence de plus en plus rude, il est primordial de tenir compte de la vente en ligne dans la stratégie d’entreprise. Internet a contribué à faciliter les échanges commerciaux en supprimant les barrières géographique ce qui est une véritable aubaine pour les entreprises. Mais même si ces dernières ont pu prospecter auprès de nouveaux clients potentiels, internet les expose aussi à de nouvelles menaces, inédites avant l’avènement de l’ère numérique.  Il s’agit en l’occurrence des pirates informatiques. Quels sont les risques auxquels les entreprises doivent faire face et quels sont les dégâts en cas d’une cyberattaque ?

Les différentes menaces sur le web

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est primordial de connaître les différentes menaces qui pèsent sur les entreprises en matière de cyberattaque, à savoir la rançon logicielle, le pishing, les attaques DDos, l’espionnage industriel et l’arnaque au président.

Les  attaques plus courantes sont sans doute les rançon logicielles.  Comme son nom l’indique, cette méthode consiste à prendre comme otage les données personnelles d’un site et de demander une rançon au propriétaire. En pratique, les pirates infiltrent la base de données de l’entreprise à partir d’une pièce jointe. Les pirates  bloquent ensuite l’accès aux fichiers à l’aide d’un logiciel malveillant.

Le pishing est moins en vogue mais reste le plus efficace. On estime que les pirates qui ont recours à cette technique affichent un taux de réussite de 25%. Elle consiste à usurper l’identité d’une entreprise à travers un courrier électronique pour obtenir des informations confidentielles comme les mots de passe ou les codes de carte bancaire.

L’attaque dite au Président consiste à usurper l’identité d’un dirigeant d’entreprise afin d’obtenir un virement vers un compte appartenant à un tiers.

Enfin, l’attaque DDoS ou Distributed Denial of Service attack visent principalement les sites e-commerce. Elles peuvent paralyser tout le réseau, rendant le site inaccessible pour ses utilisateurs.

Les conséquences financières de l’attaque

Vous l’aurez remarqué,  ces attaques ont généralement pour but d’extorquer de l’argent aux entreprises. Certes dans certains cas, les pirates s’en prennent aux grandes entreprises tout simplement pour démontrer au monde leur suprématie dans ce domaine mais la plupart du temps, l’objectif est toujours d’obtenir une rançon.  Pour recouvrer vos données après une attaque par rançon logicielle, les pirates peuvent exiger le versement d’une somme comprise entre 1.000 et 11.000 euros.

En pratique, les impacts financiers ne se limitent pas uniquement au montant de la rançon. En effet, après l’attaque l’entreprise est obligée de renforcer son système de sécurité car désormais elle n’est plus à l’abri d’une nouvelle menace. Pour cela, un audit du réseau est nécessaire pour déterminer les failles du système de sécurité. Concrètement,  les frais techniques pour rétablir tout le système et corriger les failles et réparer les dégâts causés par l’attaque  peuvent se chiffrer jusqu’à 90.000 euros.

Une réelle menace pour la pérennité de l’entreprise

Dans le cas de l’attaque DDoS et du rançonlogiciel, les hackers prennent en otage les données ou paralysent complément le réseau de l’entreprise, ce qui entraîne logiquement un ralentissement voire même un arrêt total de toutes les activités commerciales de l’entreprise. Jusqu’au moment du paiement de la rançon,  les pertes financières peuvent déjà être considérables.  En plus, il faut encore du temps pour voir un retour à la normale des activités de l’entreprise.

Une cyberattaque n’engendre pas que des pertes financières car elle menace directement la pérennité de l’entreprise en portant image atteinte à son image. En effet, ce ne sont pas uniquement les données de l’entreprise qui sont en jeux. Le piratage peut aussi s’en prendre aux informations confidentielles de ses clients. Dans l’hypothèse où l’entreprise réussit à survivre à une cyberattaque, sa réputation en sera néanmoins ternie. Il s’ensuit logiquement une perte de confiance des clients.