Le monde se modernise, le droit aussi. Les technologique a mis au monde un concept nouveau au début des années 2000 : la legaltech. Le terme englobe toutes les prestations d’ordre juridique proposées par des start-up en ligne. Il faut dire que c’est une véritable aubaine pour les justiciables car la LegalTech offre une meilleure accessibilité aux services juridiques et rend les procédures plus simples et plus rapides mais fiables.

Avec l’avènement du numérique, on assiste actuellement à une révolution du marché du droit. D’abord enclenché en Europe et aux États-Unis, cette nouvelle tendance à désormais atteint l’Afrique. Les Legaltech ont-ils un avenir sur le continent africain ?

L’essor de la LegalTech dans les pays africains

En Afrique, les Legaltech se sont surtout développé durant la seconde décennie du 21ème siècle. Parmi les pionniers les plus connus dans ce domaine, on peut citer uWakili, LawPadi, barefootlaw, LegalForm et DIYLaw.  D’après les statistiques, la plupart de ces start-up ont été fondé dans les pays africains anglophones, notamment au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud. Ces pays ont donc suivi la tendance des pays anglophones d’Europe et d’Amérique, à savoir la Grande-Bretagne et les États-Unis. D’autre part,  on constate une augmentation constante du nombre des professionnels du droit. La forte concurrence a donc  amené bon nombre d’entre eux à adopter une nouvelle stratégie en faisant appel à des supports dématérialisés et des outils en ligne. Ainsi, de nombreux start-up se sont lancés dans activités en ligne proposant diverses prestations en rapport avec le droit, notamment la rédaction de documents, la mise en relation avec des professionnels du droit, et la création de plate-forme d’information juridique.

Dans l’Afrique francophone, la Legaltech essaye petit à petit de s’implanter dans un marché du droit. Même si le concept n’est pas encore connu du grand public, les pays africains francophones ont quand même l’avantage d’avoir l’OHADA ou l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique qui peut être un tremplin pour le développement de la LegalTech en Afrique francophone.

L’Afrique, le prochain continent de la LegalTech ?

Au vu des progrès du domaine du numérique en Afrique, il faut admettre que la Legaltech a bel et bien sa place sur le continent. On pourrait même aller jusqu’à affirmer que la Legaltech va connaitre un essor plus important sur le continent comparé à ce qu’on a vu aux États-Unis ou en Europe. En d’autres termes, les start-up africaines  vont sûrement  surpasser ses homologues européens sur le marché car ils sont à même d’offrir les même prestations à un coût largement plus abordable. C’est sûr qu’en disposant des outils technologiques nécessaires, en maitrisant la langue anglaise et en ayant les compétences requises dans le domaine du droit, les start-up africaines vont se démarquer sur la scène internationale.

Sur la scène locale, on constate un fort besoin de célérité et d’accès aux informations juridiques chez les entreprises africaines. Ces dernières seraient fortement intéressées par les plate-formes en ligne qui peuvent mettre à leur disposition les outils juridiques pour démarrer leur activité, les guider dans toutes les démarches nécessaires pour la création d’entreprise et les accompagner dans relation avec ses partenaires commerciaux.