Le digital comme le numérique pollue. Et chacun doit y mettre du sien pour limiter autant que possible l’impact des actions sur l’environnement. Pour les professionnels du web, il est tout à fait possible de travailler « vert ».

Pollution numérique : enjeu et solutions

La pollution numérique est l’empreinte laissée par la production, l’utilisation et le non recyclage des objets numériques. Au niveau de la production, on retiendra par exemple la pollution de l’air liée à la fabrication de matériels informatiques. L’utilisation numérique repose quant à elle au fonctionnement global du réseau internet. L’action la plus énergivore dans ce contexte est le stockage de données. Les entreprises concernées sont alors invitées à favoriser les énergies renouvelables et adopter également des comportements responsables. Enfin, le dernier point est non des moindres est l’impact des déchets informatiques non recyclables sur l’environnement. Selon une étude écologique, moins de 15 % des déchets de ce genre sont recyclés dans le monde. Ce qui reste vont tout droit en décharge municipale.

Les acteurs du web pourront contribuer à limiter la pollution numérique en choisissant par exemple de travailler avec des équipements plus durables ou de choisir des logiciels non voués à l’obsolescence. Ce serait donner un énorme coup de pouce à la planète si l’on pouvait garder l’ordinateur aussi longtemps que possible. Il reste à espérer d’obtenir des mises à jour compatibles avec les anciens appareils.

Rendre le digital plus responsable

Lorsqu’on propose une solution pour limiter l’impact du digital sur l’environnement, il faut garder à l’esprit de ne pas surtout le décrier. Les entreprises doivent prendre des initiatives tendant à rendre le monde digital plus intelligent et moins énergivore.

Ainsi, les développeurs, les designers et les autres as du web pourront par exemple concevoir des sites et des applications plus simples. La consommation de bande passante sera réduite, ce qui va amoindrir la dépense d’énergie pour le stockage de données. C’est aussi une solution qui fait d’une pierre deux coups puisqu’elle limiterait également les interactions entre les internautes et les sites internet.

Les agences digitales pourront également réduire les heures folles de travail au bureau ! Si ce n’est pas possible, elles pourront au moins éviter de faire travailler le personnel chez eux. À titre d’information, le WWF a réalisé une étude portant sur l’équivalence du temps passé par jour par un salarié devant son ordinateur. C’est l’égal d’une consommation électrique de 80 ampoules et de 9 km de circulation en voiture !