Le continent africain occupe une petite part du marché de l’assurance mondiale, seulement 1,5 %. Une population sous-assurée jusqu’à aujourd’hui. Un secteur qui possède toutefois un potentiel pour évoluer grâce à l’assurance numérique. L’explosion démographique africaine ainsi que l’émergence des classes moyennes favorisent l’augmentation des besoins en assurance.

L’utilisation du mobile en Afrique connaît une évolution fulgurante, un pilier du développement de l’assurance numérique sur le continent. Cette spécificité de la population africaine fait partie des potentiels à exploiter. Le boom du taux de natalité avec une population particulièrement jeune sont les principaux facteurs de ce développement du mobile.

En effet, la population africaine s’est appropriée facilement de la technologie de mobile banking, un point fort et une opportunité à saisir par les compagnies d’assurance. De ce fait, le risque de rejet des offres d’assurance entièrement digitales est moindre.

Champion du monde dans l’utilisation du mobile, l’Afrique possède déjà un appui à la transformation digitale. Il faudra passer par des applications mobiles. La plupart des grandes compagnies d’assurance disposent d’une application mobile spécifique. Celles qui sont plus futées développent des applications même pour les non assurés afin d’offrir des conseils et d’atteindre facilement les clients potentiels.

Le taux de pénétration d’Internet en Afrique qui ne cesse d’évoluer représente bien une opportunité non négligeable. En effet, l’assurance en ligne fera appel à un système de transfert d’argent pour le paiement des primes d’assurances : mobile money, paiement en ligne. Le taux de pénétration d’Internet en Afrique qui ne cesse d’évoluer représente bien une opportunité non négligeable qui simplifie réellement les démarches.

Ces potentiels ne pourront être exploités pleinement en l’absence d’une protection juridique des données visant également à gagner la confiance des assurés. Des règles juridiques propres au secteur de l’assurance doivent voir le jour parce que la digitalisation s’accompagne nécessairement de la manipulation des données sensibles en ligne.  Le continent africain devra mettre en place un cadre juridique solide qui garantit la protection des données personnelles des assurés africains surtout face aux grandes compagnies d’assurance étrangères, américaine ou européenne. La puissance économique des pays africains pourra devenir un facteur qui entrave l’instauration de ce cadre légal. Toutefois, vaut mieux prévenir toute utilisation frauduleuse des informations sensibles que les assureurs détiendront.