On a tendance à minimiser les impacts de la pollution numérique et digitale sur l’environnement. En effet, Internet semble abstrait et nous nous leurrons nous-mêmes pour croire qu’il est inoffensif. Chiffre ahurissant : 73 % des Français ignorent ce qu’est l’écologie digitale. Il est donc important de toucher un mot là-dessus.

Écologie numérique et écologie digitale : c’est quoi ?

La fondatrice de Digital For The Planet, Inès Leonarduzzi a bien précisé la différence entre ces termes. L’écologie numérique concerne les impacts de l’industrie numérique sur l’environnement. Nous entendons par là, la pollution issue des batteries, des métaux rares et des matériaux qui servent à construire ou alimenter les appareils électroniques.

Pour sa part, l’écologie digitale fait référence aux industries digitales : le secteur du web et de l’e-marketing. Les activités sur internet sont aussi polluantes : surfer sur les moteurs de recherches, envoyer des mails, etc. On se demande sûrement, mais en quoi ces activités peuvent-elles avoir avec la pollution.

Les impacts de la pollution numérique et de la pollution digitale

Il est peut-être plus compréhensible que l’industrie numérique soit polluante et non l’industrie digitale. En effet, les usines de fabrication d’ordinateurs, de Smartphone, de tablettes, de serveurs, d’écrans, etc. rejettent des gaz à effet de serre et des substances toxiques ou polluantes.

Mais saviez-vous que si la corbeille de votre boîte email est pleine, les data center qui stockent ces données vont carburer en plein régime ? Imaginez l’énergie consommée si nous faisons 200 millions de recherches sur Google, sans parler des rejets de CO2 que cette tâche génère. Plus vous naviguez sur des pages web lourdes (avec images et vidéos), plus l’affichage de ces pages consomme de l’énergie.

Quelques chiffres pour vous amener à la réflexion : la France produit 45,72 kg de déchets électriques et électroniques par seconde. Sachez que l’envoi d’un mail produit 20 g de CO2 et si vous mettez 10 personnes en copie, cela produit 80 g de CO2. Des recherches sont déjà en cours pour réduire les impacts de la pollution digitale.