Le Web Real Time Communication s’entend comme une révolution du monde de la communication web. Avec cette API ouverte, nul besoin de télécharger un logiciel pour communiquer en vidéo ou pour s’échanger des données (comme c’est le cas de Skype par exemple). Il suffit d’avoir un navigateur l’ayant intégré pour pouvoir communiquer. Bien qu’il s’apparente comme une solution peu coûteuse et très intéressante pour les professionnels, il présente toutefois des limites.

Web Real Time Communication : Un standard complexe

À première vue, le protocole WebRTC semble faciliter la vie des utilisateurs. Mais pour parvenir à jouir de ses avantages, sa mise en application demande du travail ! L’entière charge revient aux développeurs spécialisés. Ainsi, afin d’assurer la connectivité des utilisateurs WebRTC et braver les différents obstacles liés à la complexité du réseau internet, la technique ICE (Interactive Connectivity Establishment) doit intervenir. C’est un protocole d’initialisation qui fait appel à différents serveurs. Par exemple, pour résoudre les problèmes causés par les pare-feu et les routeurs NAT il faudra utiliser un serveur TURN. Et là encore, les développeurs se retrouvent devant plusieurs choix de solutions de serveurs. Si la plateforme Twilio est payante, on peut choisir des serveurs gratuits, lesquels sont malheureusement incontrôlables.

À côté de cela, il faudra également choisir l’architecture pour déployer une vidéoconférence multipartite. Si la communication avec des pairs ne pose pas de problème, l’intervention de plusieurs utilisateurs en est un.  Le Web Real Time Communication a prévu 3 approches que sont le Mesh, le MCU et le SFU. Chaque approche s’adapte à une utilisation précise. Pour une architecture peer 2 peer (entre 2 participants), le modèle Mesh est recommandé. Le MCU est l’idéal pour organiser la communication de plusieurs utilisateurs mobiles. Il faut aussi rappeler que d’autres fonctionnalités peuvent être ajoutées pour tirer du meilleur du WebRTC. Mais comme on l’a dit plus haut, ce sera aux professionnels (entreprises) de construire l’architecture de leur réseau.

Un standard sujet à des risques

Malgré les points positifs du WebRTC, il présente un certain risque par rapport à la sécurité des flux médias échangés. Depuis 2015, des tests ont été menés pour vérifier son efficacité. Et il s’est avéré que les risques de fuite d’adresse IP sont non négligeable. Le système VPN connu pour mieux protéger les données personnelles ne semble pas corriger les failles du  WebRTC. Après de rudes recherches, le WebRTC rassure les utilisateurs par l’utilisation des couches de sécurisation comme SRTP et DTLS. Le chemin est encore long pour que le WebRTC arrive au summum de la perfection.