Le numérique déploie un énorme potentiel d’innovation au service de la transition écologique. Toutefois, il ne représente pas entièrement un facteur positif pour l’environnement étant donné ses nombreux impacts négatifs (utilisation de ressources renouvelables, pollutions diverses, contribution aux changements climatiques, etc.). Mais comme le souligne l’Agence de l’environnement et du développement durable, il pourrait parfaitement devenir ce facteur positif si des méthodologies ainsi que des stratégies d’action partagée sont adoptées. Zoom sur le numérique adapté à la transition écologique.

Les clouds en P2P

S’appuyer sur des technologies alternatives ou encore des acteurs différents permet d’assouplir le modèle actuel. L’utilisation des clouds pair-à-pair (technologie émergente) règle la problématique (actuelle et future) de la gestion physique des données. Celle-ci permet d’outrepasser le modèle actuel hyper centralisé (qui fait l’objet de plusieurs critiques). Les fichiers ainsi que les contenus téléchargés pourront dorénavant être stockés (totalement ou en partie) sur un nuage de stockage composé d’une partie des disques durs de chaque utilisateur. Les nuages de stockage seront reliés entre eux en architecture P2P.

Petits data centers de proximité pour réduire les impacts spatiaux

Autre option à explorer qui permet de réduire l’emprise au sol du numérique : afin de permettre un rapport aux territoires mieux coordonné. Seront pris pour exemple les fournisseurs d’accès internet indépendants membres de la FFDN ainsi que le réseau Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires (CHATONS). Cette stratégie basée sur les petits data centers décentralise à la fois l’hébergement, le stockage ainsi que le traitement des données (qui pour rappel sont gérés par les géants de l’internet).

Du matériel certifié « civic tech »

La partie « matériel » du numérique quant à lui présuppose de passer par plusieurs mesures :

  • meilleur recyclage des appareils ;
  • extension des garanties à 5 ans ;
  • application de la lutte contre l’obsolescence programmée ;
  • application des bilans Green IT dans les entreprises, etc.

Autres propositions transversales à dimensions humaines au-delà de ce « verdissement » technologique : le soutien aux « civic tech » ou encore l’usage de la technologie qui permet de renforcer le lien démocratique entre le gouvernement et les citoyens.