Avec la crise du Covid-19 qui continue d’ailleurs de sévir, les entreprises ont été contraintes à adopter de nouvelles mesures dans le cadre du travail. Le but est de garantir la continuité de leur activité. Cette adaptation a des répercussions en matière de cybersécurité.

Le covid-19 : L’approche d’une crise majeure en vue

Avant que la crise du Covid-19 ne survienne, seulement 10% des activités ont pu connaitre des problèmes étant donné la cyberattaque se produisant souvent en entreprise. Les brèches de données et les ransomwares ont bien entendu toujours constitué des risques de cessation d’activité. Toujours est-il qu’avec l’avènement du Covid-19, les risques triplent. Les activités sont interrompues étant donné les pertes économiques causées par les ravages de la pandémie. D’ailleurs, cela peut encore expliquer les pertes en lien avec la cybercriminalité qui va se produire les mois suivants.

Une question se pose sur l’éventualité d’une catastrophe susceptible de se produire suite à la pandémie. Par catastrophe, les entreprises entendent bien évidemment parler d’accroissement des cyberattaques. D’après les analyses faites, il semblerait que le risque cyber dont il est question soit susceptible d’atteindre 10 milliards de dollars d’ici seulement 5 ans. 67% des interrogés pensent que ce sera également le cas dans une dizaine d’années. Pourtant, ils étaient presque 90% à penser pareillement avant la survenue de cette crise du covid-19.

D’ailleurs, 75% des personnes ayant fait l’objet d’une interrogation sont aussi certaines de l’accroissement des cyber-risques dans les mois qui suivent. Qui plus est, les prix de la couverture risquent également de connaître une augmentation.

Télétravail : terrain risqué, terrain fertile

Force est de constater que le télétravail constitue un terrain fertile pour les attaques dont il est question. Certes, les cybercriminels usent actuellement des machines personnelles appartenant aux salariés afin de se connecter au réseau en entreprise. Les ordinateurs des usagers sont des outils de travail qui ne sont pas équipés de logiciels efficients pour détecter les virus ou pour les bloquer.

A termes, les entreprises pourraient payer cette généralisation qui touche le télétravail et qui pourtant, ne tient pas compte des risques en lien avec la sécurité informatique. Les cyberattaques se montrent immédiatement et ne laissent pas le temps de réagir. Ainsi, il convient d’être bien préparé. Certes, les auteurs de ces attaques ont aussi besoin de temps pour exploiter les données et pour détruire les sauvegardes de l’entreprise, mais l’anticipation vaut toujours mieux.

Le covid-19 et les risques de cyberattaque : L’attaque part de l’hameçonnage

Pourtant, il ne faut pas oublier que ces attaques ne sont pas venues avec le Covid-19. Certes, elles ont vu le jour bien avant le confinement. 80% des entreprises des grands pays du monde ont déjà toutes eu affaire à ce type d’attaque. Celles-ci sont souvent causées par l’hameçonnage. Un tiers se fait usurper son identité et le cybercriminel transmet alors un message d’une source jugée comme fiable à des tiers. Les salariés sont conviés à ouvrir un document qui semble anodin de visu. Une fois qu’ils cliquent sur ce contenu, leur ordinateur se retrouve infecté. Ce faisant, personne ne se trouve à l’abri.

Des formations ont déjà été mises en place pour anticiper, mais certains chefs d’entreprises les estiment comme étant inutiles, ce qui est pourtant faux. Certes, les grands groupes comme les PME constituent tous des cibles potentielles. En somme, la cyber-malveillance est un problème global.

L’ANSSI recommande de ne pas procéder au paiement de la rançon. Tant qu’à faire, autant se rendre sur des sites dédiés à alerter les professionnels. D’ailleurs, un autre risque consiste à se dire que même en payant, personne n’est certain de retrouver les données perdues ou détruites. Selon les investigations menées, seules 4 entreprises sur 10 peuvent s’affirmer comme étant protégées des risques de cyberattaque depuis que la pandémie de Covid-19 fait trembler la planète.