Actuellement, la transition écologique prend du terrain au sein des grandes nations, en Europe comme partout ailleurs. Toutefois, on n’est encore qu’au début de sa démocratisation. Dans le domaine des entreprises, beaucoup d’acteurs en ont fait leur conviction. D’autres restent encore dubitatifs. Mais vu que l’opinion publique commence à se tourner vers le “green”, comment une entreprise sans transition écologique peut-elle entrevoir son futur ?

Plus de lois et de réglementations écologiques dans le collimateur

L’étau des obligations environnementales se resserre sur les entreprises du BTP, high-tech, transport, et autre. Tout du moins pour celles qui rechignent à suivre le mouvement de la transition écologique. En trois ans, les réglementations sur les devoirs écolos se sont multipliées (depuis 2015) : LTE (loi sur la transition énergétique), Accords de Paris, décret 5 flux, etc. Les entreprises ont ainsi de quoi se perdre et se crisper avec toutes ces règles. Or, ces dernières n’ont rien de compliqué. Elles se résument à une obligation d’information des actes écologiques (rapport de gestion), ainsi qu’à une mise en application des devoirs ponctuels de la LTE (audit énergétique pour les sociétés avec un chiffre d’affaires excédant les 50 M€, un bilan de 43 M€ et 250 salariés ; un plan de mobilité PDE pour les firmes de 100 salariés et plus, etc.).

Les entreprises sans la transition écologique : un avenir incertain

La transition verte prend encore ses marques. Toutefois, la situation actuelle – avec de nombreuses réglementations déjà adoptées – montre que les choses iront en se durcissant. De nouvelles lois se profileront à l’horizon et à niveau de divers domaines : énergie, recyclage, électromobilité, etc.

Pour le moment, les entreprises sans politique « green » peuvent encore souffler. Mais si cette tendance se généralise, celles-ci auront du mal à sortir la tête hors de l’eau d’ici quelques années. Cela explique peut-être pourquoi les grandes firmes effectuent des lobbys et s’efforcent de mettre des bâtons dans les rouages de cette transition. Autrement, un manque de sanctions écologiques leur permettra de garder leurs vieux modes de production linéaire et surtout ultra-rentable.

Il est à noter qu’une entreprise non écolo n’est pas totalement vouée à l’échec dans un avenir où le vert prime. Elle peut toujours prôner une approche écoresponsable au niveau de ses domaines d’intervention et de ses filiales. Mais elle peut rester ambitieuse et faire fi d’engagements écologiques au niveau de sa société mère. Cela est possible tant que des lois contraignantes ne viennent les tirer vers le bas.