Pot d’échappement, fumée industrielle, surconsommation énergétique des foyers, on se plaint haut et fort de ces éléments peu écologiques. Mais quand il s’agit de la Web Pollution, les voix se font petites et inaudibles. Or, internet fait partie des industries les plus polluants qui soient. Pas les pages, mais les ressources déployées pour faire tourner la machine.

Le Web : une toile de pollution

On omet souvent les impacts négatifs de l’utilisation d’internet sur l’environnement. Vu qu’il n’y a pas effet direct, il est facile de faire comme si de rien n’était. C’est aussi parce que le web constitue un outil incontournable pour les écologistes et les non-écologistes. Pas facile alors de s’en passer, surtout si l’on veut disposer d’un moyen de communication puissant et universel. Or, le Web est 1,5 fois plus polluant que le transport aérien. Il aurait bien besoin d’une remise en question. En outre, internet est en tort, car :

  • il utilise une trop grande quantité d’énergies renouvelables, de charbon, de nucléaire, et de gaz ;
  • il est responsable des 47 % des gaz à effets de serre du globe ;
  • l’envoi d’1 MB de pièce jointe par e-mail équivaut à une ampoule allumée durant 1 h dont 24Watt par heure ;
  • la consommation énergétique d’un data center est égale à celle de 30000 habitants en 1 an
  • les TIC (technologies de l’information et de la communication) consomment 10 % de l’électricité mondiale ;
  • Google utilise autant d’électricité que Bordeaux.

Les alternatives écologiques à la WebPollution

Il existe des hébergeurs verts permettant de minimiser les impacts polluants d’internet (comme PlanetHoster). Pour les webmasters, ils auront à limiter le nombre de requêtes sur serveur avec une optimisation SEO de contenus et de leur site en général.

Les bons gestes à adopter pour les internautes

La clé d’une utilisation moins polluante de la toile consiste à limiter son temps d’usage. Pour ce faire, il suffit de notifier aux webmasters des sites en cas d’éventuels ralentissements du temps de chargement. Il faut disposer d’une connexion web haut débit. Il est aussi possible d’utiliser uniquement des moteurs de recherche écolo comme Ecosia. Cette dernière reconvertit la moitié de ses recettes dans le reboisement. Optimiser l’utilisation de sa boîte mail est aussi utile : tri de mails, suppression des spams, réduction de la taille des pièces jointes (.zip, .rar…)

Ainsi, pour les entreprises et les particuliers, la WebPollution n’est pas une fatalité. Il n’y a nul besoin de se priver de réseau WiFi pour éviter de tuer la planète. Il suffit d’adopter les bonnes attitudes.