Une entreprise écoresponsable dispose d’un business model efficace lorsqu’elle fait évoluer ses objectifs de durabilité d’une façon plus ou moins rapide par rapport à sa propre croissance. Le ratio de comparaison entre sa « pente durable » (mesure de l’impact de l’entreprise sur l’environnement) et sa « rentabilité » permet de constater l’efficacité de son tableau de bord.

Les grandes lignes d’un business model efficace pour une entreprise écoresponsable

Un modèle économique formalisant le processus de création de valeur dans un sens plus durable :

  • a conscience des impacts de l’entreprise sur la planète (le bilan +/- détermine la durabilité) ;
  • procède à un inventaire des opportunités tout en se projetant sur un modèle durable : part de marché, réponses aux risques matérialisés, réponses aux attentes des parties prenantes ;
  • procède à une analyse économique de la transition vers une durabilité positive : visualiser les coûts en rapport avec les impacts durables négatifs et les opportunités avec les impacts positifs ; cibler les actions ; définir des programmes précis ;
  • formalise un business case durable pour la gouvernance (facteur de la création de valeur durable, l’avantage compétitif du modèle sur le moyen terme) ;
  • est partie prenante du BCD (indicateurs de performance, création de valeur et de CV durable, contribution aux ODD, intégration de l’information).

Les agrégats de durabilité d’une entreprise écoresponsable

Les agrégats de durabilité d’une entreprise s’attèlent sur 5 points fondamentaux :

  • le découplage de son empreinte environnementale : se rapporte principalement à l’usage des biens communs environnementaux (sols, air, eau, etc.) ainsi que des ressources renouvelables ; la part GES incluse ;
  • la variation de la part d’offre (en CA et en valeur), mise en avant systémique des produits durables sur le marché au détriment de ceux qui ne répondent pas aux critères définis (cf. contrôles, labels, normes, etc.) ;
  • l’accessibilité des produits et/ou services par le plus grand nombre comme vocation ;
  • la création de la valeur au bénéfice des grandes parties prenantes avec suivi sur moyen terme (au moins 5 ans) ;
  • la variation des investissements consacrés chaque année à la contribution spécifique aux ODD (implication de l’entreprise à travers des missions sociétales, indicateur de contribution positive monétisée en rapport direct avec la croissance du CA).

Ces agrégats correspondent notamment aux indicateurs de résultats demandés par la Directive européenne sur l’information extra-financière. Ils permettent de mesurer la croissance, et la pente durable de l’entreprise tout en identifiant les éventuels points forts et points faibles du business model.